Les différentes méthodes d'évaluation d'une entreprise

Les méthodes en vigueur se répartissent principalement en trois familles, comportant chacune de nombreuses variantes.

Les méthodes dites "patrimoniales"

Elles visent à évaluer les actifs de l'entreprise (ce qu'elle possède) et à en soustraire la valeur de ses dettes pour obtenir l'actif net, appelé encore situation nette.

Elles conduisent rarement à une valeur économique juste de l'entreprise. Si cette dernière est en perte et sans projets, sa situation nette peut être optimiste, alors que si la rentabilité est élevée, ou que des projets prometteurs sont en cours, cette même évaluation sera pessimiste.

Ces méthodes sont cependant utiles pour évaluer la valeur de remplacement ou de liquidation de l'entreprise : si vous souhaitez arrêter votre activité et vendre les éléments de l'actif "au détail", combien cela vous rapporterait-il ?

Les méthodes dites "comparatives" (barèmes)

Elles visent à mettre en perspective votre entreprise avec d'autres, présentant un profil le plus proche possible, et dont la valeur de transaction est connue. Ces méthodes sont particulièrement adaptées à des cessions de commerce pour lesquelles existe une cote officielle. Certains métiers d'artisanat ou certains commerces disposent ainsi de statistiques utiles à une approche "de marché" de la valeur de l'entreprise, rassemblées dans des barèmes.

Le plus connu, est celui édité dans le Mémento pratique Evaluation (Editions Francis Lefebvre), utilisé pour l'évaluation des fonds de commerce. Les méthodes comparatives sont plus ou moins le reflet du résultat des autres méthodes, telles que le marché des transactions comparables les applique.

Les méthodes dites "de rendement"

Elles visent :

  • à estimer la capacité future de l'entreprise à dégager des bénéfices,
  • puis à en déduire sa valeur, en tenant compte du risque de non réalisation de ces bénéfices.
  • ces méthodes présentent l'avantage d'être utilisables à la fois par vous cédant, en vous basant sur l'historique que vous pouvez projeter dans le futur, et par le repreneur, en se basant sur la rentabilité future espérée de l'entreprise.

Vous pourrez ainsi mettre en regard l'évaluation de l'entreprise (et donc le produit de sa vente ou les financements mobilisés pour l'acquérir) avec sa rentabilité prévisionnelle.

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